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Une incroyable soif de vivre

oui, mais au ralenti, dans le souffle du vent frais du matin , juste quand le corps endormi s'étire et que l'on ressent l'infini élasticité de ce qui est SOI!

Je suis, dois je me répéter sans cesse. Ma vie au service des autres a fait que je ne me suis pas longtemps posé cette question, je suis ou je ne suis pas!

Oui, je suis, car j'ai fait ses pas vers eux, j'ai tendu la main, j'ai tendu la voix. Vers ceux qui sont fermés, les yeux ouverts. Ils n'avaient pas des tâches de sang, mais des boursouflures à l'âme de toutes les tailles, pour certains l'âme s'était tellement cachés qu'ils pensaient ne plus en avoir.

Ce qui était beau c'était avec eux de soulever le voile de l'enfermement, bouger des pierres aussi lourdes scelées depuis des années et finalement d'un revers de découverte léger comme l'air, ils ont vu "ce qui n'allait pas" par eux-même. Et là je me dis que j'ai fait un métier utile mais surtout merveilleux! ne pouvoir jamais leur dire qu'on les aime, mais transformer cet amour de l'autre qui fait confiance en technique professionnelle au fil de l'apprentissage et de l'expérience.

Pourquoi ne peut'on leur dire qu'on les aime, simplement parce qu'il y en aurait beaucoup à aimer et donc à accompagner et là on se trouve bien seul. D'autres diront on ne peut aider et donc aimer toute le Terre entière, tu ne peux pas porter la misére du monde sur ton dos....Donc il faut vite devenir pro pour etre capable de prendre toutes les demandes qui arrivent sans faire de discrimination , mais surtout en sachant porter un diagnostic pour résoudre ensuite.

Je suis encore dans ce métier, mais je crois simplement que je lui ressemble

à une autre jour

Evelyne Lanfranchi Monleau